Je suis docteure en sociologie et chercheuse pluridisciplinaire en écologie politique. Je travaille sur les questions de souveraineté territoriale, de l’autochtonie et du lien à la Terre dans une perspective décoloniale. J’ai travaillé pendant 12 ans sur les questions d’autosuffisance et de résilience socio-écologique des Lakotas Sioux de Pine Ridge et de Cheyenne River, et d’autres communautés autochtones des États-Unis. En 2017, j’ai obtenu mon doctorat de la Colorado State University où j’ai enseigné plusieurs années. J’ai co-fondé le Native Lands Advocacy Project ; la plus large plateforme de données géolocalisées utiles à la gestion souveraine des territoires autochtones étasuniens. La connaissance de ces mondes et d’autres m’a poussé à comprendre en profondeur la réalité coloniale de l’économie-monde, et de ses effets sur nos vies, nos identités, et notre manière d’habiter la Terre. Ce constat fait de moi une éternelle étudiante du plurivers ; un monde vidé de l’hégémonie du monde occidentalo-centré où peuvent vraiment co-exister tous les mondes. C’est dans ce même mouvement que je suis revenue en 2021 dans la Bretagne où j’ai grandi, pour y étudier nos savoirs écologiques traditionnels à l’aide d’une bourse Postdoctorale Marie Curie. Mon adhésion à l’Observatoire Terre-Monde depuis ses débuts suit cette trajectoire de transparence sur les relations coloniales infranationales.